Archive pour la catégorie ‘Points de Vue’

Champlan: Résultats Régionales 2ème tour

Résultats du premier tour à Champlan – Elections régionales 2010

Elections Régionales

Réforme de la Taxe professionnelle, un leurre politique avant les régionales ?

Par C Lucas

4031834692_d2d70a792f_mLa taxe professionnelle créée par Jacques Chirac en 1975, sous la présidence de Valéry Giscard d’Estaing avait pour but de faire contribuer les entreprises au financement des infrastructures mises à disposition par les collectivités territoriales (commune, département et région) sur la base de trois critères : les valeurs locatives cadastrales (dites valeurs foncières), les investissements matériels et la masse salariale de l’entreprise.

Entre 1997 et 2002, le gouvernement de Lionel Jospin a amorcé une réforme en douceur de cette taxe, en supprimant la prise en compte de la masse salariale.

Le gouvernement de François Fillon sous la présidence de Nicolas Sarkozy décide de la supprimer à compter du 1er janvier 2010, estimant encore qu’elle serait  un frein à la création d’emploi.

A Champlan, près de 80% des recettes proviennent aujourd’hui de cette taxe (via la rétrocession intercommunale), et la commune dispose d’un vivier économique de plus de 2700 emplois pour moins de 2500 habitants. Cette réforme aura donc des conséquences économiques importantes, d’autant plus que le président d’Europ’Essonne (le maire de Massy) veut revoir le pacte financier intercommunal.

La répercussion de cette réforme se fera sentir de différentes manières :

  • Sur la revalorisation des bases des valeurs locatives cadastrales, qui permet de calculer nos taxes d’habitation et/ou taxes foncières
  • Sur le manque budgétaire de la commune, car la compensation gouvernementale se fera sur la base des recettes 2008.

En somme, avec la suppression de la taxe professionnelle, ce sont les habitants qui paieront les infrastructures destinées aux entreprises. Espérons que l’équipe actuelle ne cherche pas à créer de nouvelles zones d’activité…

Par ailleurs, le gouvernement a annoncé que les administrations territoriales (mairie, conseil général et régional) toucheront une dotation en compensation de la perte de recette que la suppression de cette taxe va induire. Le Parti Socialiste est très critique sur ce point, d’une part parce que cette compensation sera calculée sur la base des taxes perçues en 2008, ce qui fige le niveau des recettes, d’autre part parce qu’en perdant leur pouvoir de décision sur le montant des impôts des entreprises, les municipalités vont perdre une grande partie de leur capacité d’orientation du développement économique de leurs territoire.

Enfin, je me permets par ailleurs de rappeler que la suppression de cette taxe n’est qu’un jeu de « bonneteau » réalisé par le gouvernement, car dans le même temps, celui-ci crée un nouvel impôt constitué de deux taxes :

  • la CLA : la Cotisation Locale d’Activité, dont la base sera la valeur foncière, comme précédemment dans la taxe professionnelle, à ceci près que les bases des valeurs locatives vont être réévaluées ;
  • une Contribution sur la Valeur Ajoutée de 1,5%, à laquelle toutes les entreprises qui réalisent un chiffre d’affaires supérieur à 152500 € seront assujetties (valeur initialement fixée à 500000 €, puis ramenée à 152500 € par amendement).

Il s’avère que sur ce point, les perdants de cette réforme seront :

  • les particuliers qui devront payer le manque à gagner des communes, départements et régions, soit directement par l’augmentation de leurs impôts soit par la diminution des prestations de solidarité mises en place par les administrations territoriales (transports, éducation, culture, solidarités locales…) ;
  • les TPE (très petites entreprises) et les PME qui étaient peu imposés par la taxe professionnelle (moins de 1500 € par an en moyenne sur la région IDF), mais dont la nouvelle contribution de 1,5%, doublera au moins leur niveau de taxation, contrairement aux annonces du dossier de presse du ministère des finances ;
  • les élus locaux, qui vont perdre un outil d’orientation du développement économique de leurs territoires, ainsi que leur capacité d’ajuster le niveau de leurs recettes.

Cette réforme, même si elle était nécessaire, démontre aujourd’hui que le choix du gouvernement Fillon et de Monsieur Sarkozy est de centraliser la fiscalité à Paris, et de remettre en question l’indépendance des territoires et des élus. Ces décisions sont en opposition directe avec les grands discours sur la décentralisation de l’état. Ainsi, le Président Sarkozy aura beau jeu de critiquer à tout va les gestions territoriales… tout en décidant du niveau de leurs recettes…

Les enjeux de Copenhague : ce n’est pas seulement une question de climat !

Par JF Castell

jfc02L’objectif de la conférence de Copenhague qui aura lieu le mois prochain est de parvenir à un accord entre tous les pays sur les objectifs de réduction de nos émissions de gaz à effet de serre (GES) à partir de 2012, quand les engagements pris à Kyoto en 1997 arriveront à échéance. Les enjeux de cette conférence sont considérables : les émissions de GES n’ont jamais été aussi importantes qu’aujourd’hui, et dépassent largement les prévisions les plus pessimistes élaborées dans les années 1990. Si rien ne change, le Groupe International d’Experts sur le Climat (GIEC) estime qu’en 2100, la température aura augmenté de 2 à 5 °C par rapport à sa valeur actuelle.

Les premiers effets de ce réchauffement sur l’environnement sont déjà observables : augmentation du niveau de la mer, sécheresses en régions tropicales, perturbation des rythmes biologiques… Mais son coût humain est également mesurable : en France, la canicule de l’été 2003 a provoqué le décès de 15 000 personnes, et on estime que dans les pays du sud, fragilisés par leur grande pauvreté, le réchauffement climatique fait déjà 200 000 victimes chaque année. Pour le futur, il est difficile de prévoir avec précision les impacts sur notre vie et celle de nos enfants. Nous sommes même incapables d’en imaginer les conséquences s’il dépasse le seuil de 2° C, tant les modifications écologiques, sanitaires et économiques seront importantes. La seule certitude que nous ayons aujourd’hui est que le changement climatique est en marche, que nous ne pouvons plus l’éviter, et que ce sont comme toujours les plus pauvres qui en souffriront le plus.

Pour moi, Copenhague sera un succès si quatre grands engagements sont pris :

- Avant tout, réduire massivement nos émissions de GES. Les estimations du GIEC indiquent que pour éviter un réchauffement supérieur à 2° C, les pays industrialisés doivent réduire leurs émissions d’au moins 30% d’ici 2020.

- Ensuite, lutter contre la déforestation, qui représente aujourd’hui près de 20% des émissions de CO2, le principal GES. Ceci passe nécessairement par une révision drastique de nos politiques agricoles et alimentaires, qui impactent fortement la gestion des terres dans les pays du sud.

- Puisque le changement climatique est maintenant inévitable, et que les populations qui en sont les moins responsables en seront les principales victimes, il faudra soutenir l’adaptation des pays en développement. Les ONG estiment que ceci pourrait coûter 40 milliards d’euros par an d’ici à 2020.

- Enfin, aider les pays du sud à réduire leurs émissions. Ils sont prêts à signer cet engagement à condition que les pays industrialisés les soutiennent par des financements et des transferts de technologie. Le coût estimé est de l’ordre de 70 milliards d’euros par an d’ici 2020.

La conférence de Copenhague ne sera donc un succès que si elle aboutit à la fois à l’engagement vers une réduction massive des émissions des GES, et à l’engagement d’un soutien financier des pays industrialisés vers les pays du sud qui soit durable et proportionné aux besoins. C’est cette exigence que nous devons porter auprès de ceux qui représenteront la France et l’Union Européenne dans ces négociations.

Fusion CCEE & CCCH, un projet avorté… pour le moment

Par C Lucas

images2Nous avions informés tant sur ce blog que dans notre bulletin local, que le préfet avait décidé de mettre tout en place pour réaliser la fusion de l’Intercommunalité Europ’Essonne et celle du Coeur d’Hurepoix (Longpont, Nozay, Villejust & Montlhéry), nous avions d’ailleurs à plusieurs reprises émis des doutes sur une réelle volonté de construire un vrai projet sur ce territoire au profit de certains élus leur permettant d’asseoir le pouvoir politique dans le nord Essonne (Longjumeau & Massy, entre autres).

Toutes les communes de ces deux intercommunalités avaient jusqu’au 17 octobre 2009 pour statuer en conseil municipal, cela a été chose faite à Champlan le 18 septembre 2009, sans information des Champlanais ni consultation de ces derniers.

Nous apprenons que les communes du Coeur d’Hurepoix ont statués de la manière suivante :

  • 6 voix contre : Longpont & Nozay,
  • 6 voix pour : Montlhéry & Villejust.

Le vote favorable a cette fusion n’ayant pas obtenu une majorité, celle ci est donc rejetée par la communauté des communes du Coeur d’Hurepoix.

Nous vous tiendrons informés dans nos lignes dès que des informations complémentaires nous seront parvenus.

Les bons arguments…

Par J.F. Castell

Notre municipalité a manifestement besoin d’argent : hausse des impôts locaux (6%), augmentation de 3% des tarifs de la cantine et de l’étude surveillée, augmentation de 3 à 6% (selon quotient) des tarifs du centre de loisirs, augmentation de 3% des tarifs du conservatoire de musique pour les Champlanais et de 15% pour les non-Champlanais.

A la question sur la raison d’une augmentation de 15% des tarifs extérieurs du conservatoire, il m’a été répondu  « ça reste moins cher que les tarifs extérieurs des conservatoires des villes voisines ».  Il est vrai qu’à Champlan, les municipalités précédentes avaient fait de gros efforts sur les tarifs du conservatoire, et les prix attractifs pour les « extérieurs » étaient un moyen de permettre à tous, Champlanais compris, de faire de la musique et d’avoir un choix d’instruments plus large. Il s’agissait donc d’un choix politique. Aujourd’hui, il apparaît que la politique culturelle de notre municipalité se limite à une comparaison simpliste des tarifs du conservatoire avec ceux des voisins.

Mais si cela va au-delà de la culture et s’il s’agit d’aligner tous les tarifs sur ceux des communes voisines, les familles peuvent commencer à s’inquiéter pour le centre de loisirs, les subventions aux associations sportives (et donc les prix des adhésions), les impôts locaux, etc.

Voilà qui va encourager la venue de nouveaux habitants !

« Tram-Train » Massy-Evry

Par J.F. Castell

Le projet

Le projet de « tram-train », tel qu’il a été présenté au cours des réunions publiques de concertation, est ce qui reste de l’ambitieux projet de « tangentielle Ouest-Sud » du Schéma directeur de la Région Ile-de-France de 1994. Il s’agissait d’une nouvelle ligne de chemin de fer reliant Achères à Melun, via Versailles, Massy et Corbeil, répondant ainsi à un besoin de transport en commun rapide de banlieue à banlieue sans passer par Paris. Pour des raisons financières, ce projet n’a jamais abouti.

Aujourd’hui, le projet se limite donc à relier Massy à Evry au moyen d’un « tram-train ». C’est un moyen de transport inspiré du tramway, capable d’emprunter la ligne actuelle du RER C de Massy jusqu’à à Epinay, puis continuant jusqu’à Evry  par une ligne de tramway classique, qu’il faudra construire. Dans le meilleur des cas, cette ligne entrerait en service en 2017.

Ses limites

C’est un projet a priori séduisant, mais qui suscite plusieurs remarques.

La première est que son financement n’est toujours pas assuré. Ce projet est estimé à 400 millions d’euros. La région en financerait 43%, l’état 28%, le département 10%. Reste à savoir qui va payer les 19% restants (soit 76 millions).

La seconde est le manque d’ambition du projet. L’idée d’un transport rapide de banlieue à banlieue est abandonnée. La quarantaine de minutes que mettrait ce tram-train pour relier Massy à Evry me paraît peu concurrentielle avec l’usage de la voiture, d’autant plus que deux tronçons sont prévus sur voie unique, ce qui limite fortement les possibilités de densification du trafic et présente des risques de perturbations importantes en cas d’incidents. Ceci serait encore plus inquiétant si le projet de prolongement ultérieur de la ligne jusqu’à Versailles, ce qui est envisagé et souhaitable, était réalisé.

La dernière est que les simulations présentées au cours des réunions de concertation n’indiquent pas de gains de temps significatifs pour les usagers voyageant vers Paris par la ligne C, notamment en raison du changement nécessaire en gare d’Epinay. Ce projet risque donc de faire à peu près autant de mécontents que d’heureux.

A l’heure du développement durable et compte tenu de l’urgence de réduire nos émissions de gaz à effet de serre, il serait aberrant de ne pas soutenir ce projet. On peut seulement craindre que son manque d’ambition ne le place pas à la hauteur de ces enjeux.

Une gare à Champlan ?

Notre municipalité se mobilise activement pour obtenir une gare à Champlan (non prévue dans le projet actuel). Ce serait sans doute une bonne opportunité pour désenclaver Champlan, notamment en-dehors des heures de circulation des bus de la ligne 199. Il faudrait également  savoir si Europ’Essonne envisage des transports en commun de complément pour que les usagers résidant loin des gares puissent s’y rendre autrement qu’en voiture.

Enfin, en conseil municipal, M. le Maire a annoncé qu’il avait besoin d’une gare à Champlan car celle-ci s’insérerait dans des « projets », probablement immobiliers, qu’il aurait pour notre village, mais nous n’en savons pas plus.

In memoriam : le Comité de défense de l’environnement

Par J.F. Castell

Nous avons la douleur de vos faire part de la disparition du comité de défense de l’environnement de Champlan. Après l’assemblée générale bâclée de 2007 (pas de présentation du bilan financier, pas de vote sur le rapport moral du président, pas de constitution d’un nouveau bureau, pas de compte-rendu), le comité de défense a apparemment cessé ses activités : Pas d’assemblée générale en 2008,  absence aux forums des associations 2008 et 2009, aucune prise de position publique sur le projet de Tram-train ou sur les résultats de l’enquête de santé environnementale menée à Champlan, disparition du site internet. Un seul indice de survie : l’attribution d’une subvention municipale dans les budgets 2008 et 2009. On se demande sur quelles bases celle-ci a été décidée par le conseil municipal et à quoi elle va servir…

Les Complaintes de RAT TIBOISE

tiboisepetitLe pauvre Rat Tiboise ne comprenait plus.
Mais alors plus rien du tout.
Sur le chemin du retour il ne savait plus que penser.
Il venait de voir Rat Va Yack faire voter ses décisions,
Bien que Seigneur des lieux il y était obligé.
Arrivé chez lui, le jeune rat se précipita … sur un
ouvrage : un dictionnaire !
Il chercha, il tourna les pages et enfin…
Le mot qu’il cherchait : « ajustement ».
Il voulait en avoir le coeur net, comprendre.
Pour lui une hausse de 6 % de la dîme, c’était une
augmentation !
Alors pourquoi, mais pourquoi Rat Va Yack avait-il dit :
« C’est simplement un ajustement » ???
Soudain Rat Tiboise posa le dictionnaire,
Il se précipitât sur une petite boîte, l’ouvrit,
Et en sortit tous les écrits de Rat Va Yack,
Ceux qu’il avait distribués à la population pour
devenir Seigneur.
Il comprit … « je n’augmenterai pas la dîme » avait-il écrit.
Voilà pourquoi maintenant il parlait d’ajustement.
Rat Tiboise parcourut d’autres phrases écrites par
son Seigneur,
« les lignes à hautes tension sont dangeureuses … »,
mais …
Rat Tiboise, ne venait-il pas de voir une nouvelle
autorisation de construire,
Une autre maison non loin des hideux pylônes ?
Toutes ces belles phrases ce n’était donc que pour
devenir Seigneur ?
Rat Tiboise restait songeur…

Mon village n’est plus un enfer ?

Par J.F. Castell

Au cours du conseil municipal du 19 juin, M. le Maire a indiqué qu’il travaillait à un projet immobilier pour Champlan. Il voudrait donc inviter de nouveaux habitants à vivre dans ce qu’il décrivait encore il y a peu comme un enfer… Pense-t-il sincèrement que maintenant qu’il est élu, Champlan est devenu un paradis ?

Ainsi, il n’hésite plus à critiquer publiquement (conseil communautaire du 25 mai)  les contraintes imposées par le plan d’exposition au bruit. Rappelons que ce plan a pour objectif de protéger les populations contre les nuisances aériennes. Après avoir lutté pendant des années pour le renforcement de ces dispositifs, notre maire les combat aujourd’hui. Incohérence ou cynisme ? A chacun d’apprécier….

Refusons la suppression du Defenseur des enfants

logo20ans_dixencePar Luis Ferrari

La modification constitutionnelle adoptée en 2008 instaurait un Défenseur des Droits, mais dont les détails renvoyaient à une loi organique.

Les députés et sénateurs socialistes s’étaient inquiétés de son champ d’intervention et du devenir des institutions indépendantes existantes. Le gouvernement s’était voulu aussi flou que rassurant.

Aujourd’hui le gouvernement annonce la suppression pure et simple du Défenseur des enfants, de la Commission Nationale Déontologie et Sécurité (CNDS) et du médiateur de la République.

Si on en croit la presse, le gouvernement aurait envisagé aussi de supprimer la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (Halde), en passant par la Commission nationale informatique et libertés (CNIL), le contrôleur général des lieux privatifs de liberté (instituée en octobre 2007), avant d’y renoncer, en raison semble-t-il des spécificités de leurs domaines d’intervention…

La défenseure des enfants est une réelle innovation dans notre pays, permettant à la voix de l’enfant de trouver un place dans le système judiciaire notamment. Une place pondérée, et non démagogique, mais une place réelle. Que ce soit dans le domaine des ruptures familiales difficiles, lors de la détention ou la rétention des parents, les 20000 interventions, ont fait avancer le pays des droits de l’homme sur le chemin des droits de l’enfant.

De nombreuses organisations nationales et internationales comme l’UNICEF condamnent ce revirement. Le signal donné par un pouvoir exécutif supprimant une institution indépendante sans débat et sans consensus est le pire signal que la France puisse donner dans le domaine des droits démocratiques.

Nous restons fidèles au vote unanime du parlement en 2000, et pensons que à quelques mois des dix ans de cette institution, à quelques jours de la célébration du 20ème anniversaire de la Convention internationale des droits de l’enfant, le temps aurait été d’un débat de fond tirant le bilan de l’action de cette institution, et fort de ce bilan de permettre un renforcement de ses contributions (en lui permettant de prononcer une injonction lorsque ses recommandations ne sont pas suivies d’effet, de proposer une transaction, d’être entendue par toute juridiction ou de saisir le Conseil d’Etat d’une demande d’avis sur les textes). Pour se justifier le gouvernement promet que le défenseur des droits, aura ces attributions. Pourquoi ne pas les attribuer directement à une institution reconnue, expérimenté en veillant à susciter un accord aussi unanime du parlement que lors de son sa création?

Nous vous invitons à rejoindre les soutiens de la Défenseure des enfants :

http://www.defenseuredesenfants.fr/pourundefenseurdesenfantsindependant.php

A Champlan, “l’enfance n’est pas essentielle” ?

par Christophe Lucas

Au cours de cesjeux-enfants dernier mois, l’engagement des socialistes de Champlan a pris de multiples formes. Nous avons réussi notamment à organiser dans notre village une réunion publique avec Alain Richard, ministre de la défense de 1997 à 2002, avec lequel vous avez été près de 50 à débattre sur les enjeux de ces élections européennes.

Pendant ce temps, l’équipe municipale approuvait l’éventuelle fusion de notre communauté d’agglomérations « Europ’Essonne avec celle du « Cœur du Hurepoix » et de la commune de Linas, sans aucune concertation citoyenne (validée en conseil municipal le 18 septembre 2009).

Après 18 mois de mandat, les choix politiques de l’équipe municipale sont clairs : privilégier les dépenses « visibles » (fleurissement du village, réfection des trottoirs, etc.) et réduire les services aux Champlanais : accès à tous aux services de l’enfance, soutien aux personnes en recherche d’emploi, accès à la culture pour le plus grand nombre, développement de l’aide aux associations, soutien aux anciens …

Ainsi les dernières décisions du conseil municipal conduisent à  une augmentation significative (de 3 à 15% selon les cas)  des tarifs de la cantine, du centre de loisirs, du conservatoire de musique, aggravant ainsi les difficultés financières des familles, déjà touchées par l’augmentation de 6% des impôts locaux. Parallèlement à cela, la municipalité réduit les dépenses liées aux sorties scolaires et au fonctionnement de l’équipe éducative (photocopies, fournitures & ATSEM) ;

Peut être que ces nombreuses augmentations permettent de financer les indemnités complémentaires de 2000 € de notre maire, votées en novembre 2008 et jamais remises en cause au cours des conseils municipaux qui ont suivis, ou encore l’évolution exponentielle des frais communaux (téléphones par exemple : dont les  coûts ont progressé de plus de 15000 € en un an).

Par ailleurs, nous constatons que l’engagement de M. le Maire en faveur de l’environnement semble s’être évanoui. Aucun des travaux engagés depuis 18 mois n’a été effectué avec le souci d’utiliser des eco-matériaux ou des produits réputés peu nocifs pour la santé. De même, si le fleurissement de la commune est assez réussi, il ne nous semble pas très « durable » de le réaliser exclusivement avec des plantes annuelles.

Enfin, nos engagements citoyens ne s’arrêtant pas seulement aux difficultés communales, nous  prenons toute notre part dans le combat qui allie l’ensemble des partis de gauche et de nombreux syndicats pour un appel à la sauvegarde du service public postal. A travers une « votation citoyenne » à laquelle, nous vous invitons à participer, le samedi 3 octobre 2009 entre 9h00 & 12H00 sur le marché de Longjumeau.

Sécurité sociale 21 milliards de déficit… où sont les recettes ?

Par C .Lucas

En ce mercredi 10 juin 2009, le gouvernement annonçait le déficit de la sécurité sociale, porté à près de 21 milliards d’euros.projetloihopital

Pourtant depuis 2002, les gouvernants successifs nous ont produits des réformes à tours de bras pour résorber le déficit qu’ils creusent un peu plus tous les ans :

  • On a même  chercher à dérembourser à tours de bras, accusant les malades de se soigner ;
  • On a même eu une taxe nouvelle, juste après l’élection de Nicolas Sarkozy à la présidence, la FRANCHISE DE SANTE ;
  • On a même petit à petit transféré les remboursements au secteur privé, les mutuelles, si vous préférez ;
  • On a même stigmatisé les malades, qui étaient fautif du déficit de part leurs mauvaises santés ;
  • On a même, il y a peu, rendu coupable les malades, de ne pas travailler durant leurs arrêts maladies ;
  • On a même rendu responsable les futures mères qui s’arrêtaient durant leur grossesse et après pour s’occuper de leur nouveau né ;
  • On a même accusé les pères de prendre un congés paternité, donc ne plus travailler, pour assister & soulager la mère de leur enfant.

La droite stigmatise systématiquement et pointe du doigts les dépenses de santé dans notre pays.

Et une fois encore, sur ce blog, je  rappelle au lecteur, les comptes de la sécurité sociale comprennent les dépenses mais aussi les recettes.

Et si l’on s’attachait à regarder les recettes de la sécurité sociale depuis 2002 :

  • Réduction sur les bas salaires de plus en plus significatives depuis la loi Fillon de 2003 ;
  • Exonération de nombreuses par salariales des cotisations sociales sans condition ;
  • La réforme du PAQUET FISCAL (août 2007), avec exonération de cotisations sociales et d’impôts des heures supplémentaires, dont le nombre s’est élevé pour l’année 2008 à 750 millions, soit  8 milliards de moins dans les caisses de l’Etat, juste pour l’année 2008 ;
  • Enfin, depuis décembre 2008, la réforme « ZERO CHARGE », où un SMIC pour un employeur ne coûte quasiment plus, mais ne rapporte plus rien non plus dans les caisses de l’état.

Toutes ces réformes de réduction et d’exonération nous ont été présentés car elles faciliteraient l’emploi dans notre pays… même si nous sommes en période de crise économique & sociale. L’employeur de base (sans vouloir les critiquer outrageusement) sait depuis le paquet fiscal que pour 8 emplois, il lui suffit de remplacer le 9ième par des heures supplémentaires sur les 8 premiers…

Le chômage devrait s’établir à près de 900000 de plus d’ici fin 2009… et il ne cesse de s’accroître, ces réformes ont démontrés leur inefficacité sur l’emploi, mais leur efficacité a déshabillé les recettes de l’assurance maladie, l’assurance chômage et des caisses de retraite.  Le transfert des services publics au secteur marchand libérale est en marche , et depuis 2007 en marche forcée…

Le Parti Socialiste a proposé diverses solutions depuis des années :

  • Annuler le paquet fiscal, déjà ;
  • Réformer la fiscalité salariale sur la valeur ajoutée des entreprises ;
  • Lier les réductions et les exonérations à des plans pluriannuels d’embauche et de formation…

Dans vos boites aux lettres ce week-end…

pseuropessonne… le premier numéro de PS-Europ’Essonne.info

Les socialistes de Ballainvilliers, Champlan, Chilly-Mazarin, Longjumeau, Massy et Saulx les Chartreux sortent ensemble un document d’information et débat sur l’intercommunalité. Il est distribué depuis ce week-end. Vous pouvez le télécharger en cliquant ici

« Une question de bon sens…! »

Nous connaissons la situation économique et sociale subie depuis des mois, qui s’aggrave de jour en jour, près de 200000 chômeurs en plus depuis le 1er janvier 2009, et des économistes s’accordent à nous dire que ce nombre serait porté près de 900000 en plus d’ici la fin 2009.

Le gouvernement « Umpiste » répond à cette crise soit par des « mesurettes », soit par des financements accordés aux banques (35 milliards, dont 12 déjà donnés sans garantie), quand nos voisins européens décaissent au profit des ménages des centaines de milliards pour soutenir l’économie et la consommation.

Notre Président allié à son ministre de l’Economie, dont on a pu constater la pertinence et la clairvoyance depuis 18 mois, prépare un aménagement complémentaire du paquet fiscal voté à l’été 2007, pour permettre aux contribuables soumis à l’ISF de défiscaliser encore plus  leur taxation personnelle et patrimoniale, argumentant auprès de sa ministre « c’est une question de bon sens ». Une mesure encore ciblée au profit des foyers fiscaux, qui seraient « dans le besoin »…?

Il me paraît à nouveau évident, que cette mesure serait encore un « bras d’honneur » aux nombreux français qui ne peuvent plus boucler leur budget personnel.

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Contre la paquet fiscal, Contre le bouclier fiscal… et ses aménagements, nous ne pouvons que nous s’indigner des méthodes qui ne font qu’agrandir le fossé entre ceux qui souffrent réellement de la crise et les 10% de la population les plus nantis.

Pour tout cela, nous ne pouvons que soutenirle bouclier social, « le contre plan de relance proposé par le Parti Socialiste« , « la pétition pour la suppression du paquet fiscal« .

Par C Lucas

HADOPI rejeté: le gouvernement doit respecter le parlement!

Hadopi rejetée
Vidéo envoyée par PartiSocialiste

Rien n’est jamais acquis

Par Rosa Afonso

Tous les ans, les enseignants de l’école de la butte organisaient une sortie Cinéma pour tous les enfants avant les fêtes de fin d’année; elle était subventionnée par la mairie via la caisse des écoles.

Cette année, la nouvelle équipe municipale, n’a pas accordé la subvention de 900 euros pour cette sortie « CINEMA ».

Les raisons évoquées sont que le cinéma ne serait pas assez culturel. A la place, les enfants auront une conférence gratuite sur le SIOM, nous a t on fait savoir !

La mairie affirme qu’elle n’a pas le budget de 900 €. Lire la suite de cette entrée »

Financement du RSA et bouclier fiscal… inquiétudes !

Par C.Lucas

Le président Sarkozy a donc choisi de généraliser le RSA à compter du 1er janvier 2009, et ce dernier sera financé par une taxe de 1,1% sur les revenus du patrimoines (foncier et capitaux, hors compte d’épargne et codevi),  le montant des recettes attendu sera de près d’un milliard quatre d’euros, pour la petite histoire la gouvernement essaye d’expliquer dans les médias depuis 2 jours que ce ne sera pas une taxe…! Ah bon !

Je pourrais me réjouir de la généralisation du RSA et de son financement en taxant les revenus du patrimoine. Cependant rappelons nous la loi TEPA votée en juillet 2007, qui a généré une économie fiscale pour les foyers plus favorisés de près de 15 milliards d’euros, incluant l’exonération des droits de successions, mais surtout le bouclier fiscal à 50% des revenus.

Donc, au regard de ces deux textes, on peut d’ors et déjà écrire que les foyers qui seront assujettis à cette nouvelle taxe pour le financement du RSA ne sont pas celles qui bénéficient des revenus les plus confortables, mais bien ceux qui se trouvent dans la moyenne économique qui ont réalisé des placements immobiliers, d’assurance vie ou de PEA, et dont leurs fiscalités sont inférieures à 40% de leurs revenus.

Oui, la taxation des recettes patrimoniales est une solution qui va dans le sens de la revalorisation dite du travail, mais à l’unique condition que cette nouvelle taxe ne s’intégre pas au plafonnement issue de la loi TEPA via le bouclier fiscal.

J’écris ton nom…

Un été fait divers

La première fois que cela prit d’énormes proportions, envahissant tous les médias, toutes les conversations, me semble-t-il, ce fut avec l’affaire Gregory. Tous les jours amenait son lot de témoignages, détails, hypothèses. Les rumeurs se trouvaient amplifiés, les démentis éventuels étaient susurrés, et le drame se perpétuait et nous avions encore notre lot d’ »informations ». Elle marqua les esprits. Les juges, les enquêteurs, les journalistes jurèrent qu’on ne les reprendrait plus à une telle « folie »…

Mais il suffit de voir avec quelle régularité l’affaire grégory hante encore les rédactions pour douter que la même chose, en pire ne soit de nouveau possible…

C’est peut-être en cours… L’enfant trouvé poignardé lundi dernier semble susciter chez la nouvelle génération de journalistes de permanence estivale la même « folie » du scoop. Ainsi ce matin sur France-info, entendait-on quon n’avait pas encore les résultats du laboratoire, peut-être dans la soirée… Les enquêteurs ont aussi fouillé les voitures des parents, en instance de divorce, simple routine mais on n’écarte aucune piste…

J’en passe, et des pires (nombre de coups de couteaux, nombre de traces de sang- de l’enfant? du/des coupables? d’autres victimes…?, témoignages, des riverains, des anciens habitants d’une maison où on a trouvé des traces, …)

Dans ce contexte, qui croira que les enquêteurs mènent sereinement leur travail? Peu importe que dans nombre d’affaires le coupable se soit trouvé parmi ceux qui ont témoigné dans les médias, que cela rende les éventuelles confrontations illusoires, quel respect pour la famille – au sens large – du jeune qui non contents d’avoir perdu un enfant voient leur vie étalée, les détails sordides répétés à l’envie…?

A quoi cela sert-il davantage la vérité, la démocratie et le droit à l’information de savoir que le jeune enfant « a reçu 44 coups de couteaux » plutôt que de juste nous dire qu’il « a été poignardé »? A quoi nous servent les témoignages indiquant que les gens du village sont consternés? Pourrait-il en être autrement?

Demain, lorsque le ou les présumés coupables seront arrêtés qui peut sincèrement penser que le juré suivra le procés sans à-priori. Se fiera seulement aux faits, aux preuves et effacera de sa mémoire ce qu’il aura entendu dans les médias?

A voir l’avidité des journalistes à traiter ce genre de faits divers je ne peux m’empêcher de penser qu’ils les guettent… Et hélas l’été prochain je pourrai réécrire le même…

NB: bien sur tous les journalistes ne sont pas comme ça… notamment pas ma journaliste préférée qui nous gratifie de son carnet de viaje depuis mon pays d’origine…

Le vilain petit cas Lang…

Ainsi donc à deux voix près la réformette constitutionnelle a été adoptée. Je le regrette. Pour avoir suivi les débats parlementaires, lu une grande partie des articles, je considère cette reforme comme néfaste par certains aspects et insuffisante dans les avancées qu’elle comporte. Cette réforme sensée rééquilibrer nos institutions était elle même bien déséquilibrée.

Le discours d’Arnaud Montebourg, bien qu’escamotant certains aspects positifs, explique fort bien les raisons qui ont conduit tous les socialistes à voter contre, je vous en recommande la lecture.

Tous les socialistes? Non, bien sur, il en fut un pour se démarquer. Jack Lang. Lire la suite de cette entrée »

Réforme des institutions

Le président de la république a convoqué le congrès lundi prochain pour le vote de sa proposition de réforme des institutions.

Depuis quelques jours il s’agite sur cette question, faisant des prétendues concessions aux uns ou aux autres, multipliant les promesses vagues pour que les radicaux, les « centristes » et autres votent sa réforme ou du moins s’abstiennent.

Pour les autres les menaces se multiplient. A peine voilées. « Si vous votez – ou vous abstenez – c’est une commission paritaire qui établira la prochaine carte électorale », sous-entendu si vous ne le faites pas, je l’établirai seul à ma manière et au moment de traiter votre circonscription je me souviendrai de votre vote.

Le problème est bien là. Cette façon constante de mépriser le parlement, de défendre « sa » réforme, de vouloir tout régler, laisse mal augurer de la manière dont seront interprétées concrètement les quelques avancées effleurées dans ce toilettage constitutionnel.

Aucun des amendements de la gauche n’a été pris en compte, ou alors édulcoré à l’extrême. Et ce sur tous les sujets.

Mais non seulement sur ce texte, mais sur la totalité des textes en cours. On vote allègremement à cadence forcé, dans l’urgence donc avec un seule lecture de chaque chambre, sans respecter l’opposition, sans entendre les arguments. Mais lorsque sur un vote on a besoin de l’opposition on fait mine de la découvrir.

J’appelle de mes voeux le rejet de cette réformette. Ainsi les chambres pourront se mettre au travail, et élaborer un texte à même de réunir l’assentiment du congrès, sans marchandage, sans menaces, juste parce qu’il aura pris en compte les propositions pour améliorer notre démocratie émanant de tous les bancs de l’assemblée.

Cet exemple vertueux permettrait peut-être aux élus locaux de retrouver la raison et respecter leur opposition. Notamment ceux qui furent si prompts à se plaindre lorsque le maire précédent les ignorait…

On est peu de choses…

par Luis Ferrari

Avant dernier post sur les journalistes promis! J’ai lu aujourd’hui le portrait fait (taillé?) par profession politique (drôle de lecture, me direz vous, non sans pertinence…) d’Harlem Désir.

On le trouve à la rubrique « dans l’ombre » (si! si!) sous le titre « Harlem Désir, la petite main de Delanoë« . Passons sur le fait que le journaliste trouve utile de nous expliquer dans le corps du texte la finesse de son titre concernant l’ »inventeur » de la petite main de SOS Racisme.
L’article vise a indiquer que ce pauvre Harlme Désir se fait avoir à chaque fois en se mettant « au service de… » et ne sait pas se mettre en avant! Rendez-vous compte « (…) au total, Harlem Désir n’a guère réussi qu’à se faire élire député européen…« !!
Et de conclure l’article par « Un engagement plein et entier en faveur du maire de Paris, qui semble de nouveau lui interdire de se mettre à son compte. Sauf au rôle de plus petit dénominateur commun susceptible de décrocher, par défaut, et presque par hasard, le poste de Premier secrétaire… »
Ceci devrait faire réfléchir un peu mes amis socialistes « de base » qui déplorent à longueur de réunion le bal des égos. Lorsqu’on y échappe comme le font la très grande majorité des cadres du parti voilà comment les journaux vous traitent. Mettez vous au service d’un projet collectif, sans petites phrases, sans plans com, sans bravitude ni bling bling, vous ne récoltez que mépris pour ne avoir déposé aux pieds du dieu médiatique l’ offrande quotidienne de petites phrases et ragots.

Obama entre bravitude et bling-bling…

par Luis Ferrari

C’était le grand sujet de hier, les nouveaux mots qui font leur entrée dans le Robert et ceux qui sont rejetés (dont ceux du titre). Curieuse privatisation de notre langue qui se déroule sans réaction apparente. Au rythme où avancent nos académiciens forcement ça ne fait pas un sujet « journalistique ». Là au contraire entre le Larousse et le Robert deux sujets clefs en main d’assurés par an ça ne se refuse pas. Faut dire que les vendeurs de dictionnaires sont d’une gentillesse rare puisqu’ils ne se contentent pas de fournir les mots ajoutés, mais ceux rejetés. Et même d’annoncer ceux qui rejetés cette année seront présents l’année prochaine (Obama). Parfois ils donnent même ceux qui sont enlevés, on y a pas eu droit je crois cette année… comme c’est dommage! Dommage qu’en prémâchant ainsi le travail tant de journalistes se dispensent de consulter les dit dictionnaires…

En attendant si vous ne vous êtes pas précipités pour acheter la nouvelle version de votre dictionnaire préféré, et bien que je juge les versions papiers inégalables je vous recommande le site suivant: http://www.cnrtl.fr