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Quid du projet éducatif sur Champlan ?

Par Bellinda Djabella

Quelques semaines après la rentrée scolaire, nous constatons l’orientation budgétaire et politique de l’équipe municipale:

  • Réduction du nombre d’animateurs périscolaire,
  • Diminution des activités périscolaires,
  • augmentation des tarifs des prestations périscolaires,
  • Licenciement du directeur de la Maison des Jeunes (un air de déjà vécu sur notre commune),
  • Suppression de projet RAM, marquant de fait, la carence communale de soutien aux parents pour un mode de garde adapté et sécurisé pour leur enfant.

 La question du projet éducatif reste en suspens. Sera-t-il un « copié collé » de la commune d’Issy les Moulineaux, ou attendent-ils après un formateur de l’IFAC pour leur en fournir un ou encore les former ?

 L’équipe municipale doit être fondatrice d’un projet mûrement réfléchi tenant compte de sa population, de son environnement social et des valeurs éducatives qu’elle désire transmettre, et non une pâle copie péchée sur internet.

 En ce début d’année scolaire, nous ne pouvons que nous inquiéter du peu d’importance accordée par cette équipe municipale à l’enfance, l’éducation et la jeunesse, en « détricotant » ce qui existait (centre de loisir, activités, etc.).

 

Préserver l’esprit « village »

Bellinda Djabella Champlan est un village où il fait plutôt bon vivre. Il bénéficie d’une tradition de convivialité entretenue notamment par une vie associative très riche. Les orientations prises par la municipalité nous amènent à nous demander si cet esprit «village» n’est pas en train de disparaître.
Ainsi, c’est avec inquiétude que nous voyons disparaître les fonctions de gardiennage occupées par les agents municipaux (équipements sportifs, par exemple). On les remplace par des dispositifs électroniques de vidéosurveillance et de sécurité, sans doute pour faire des économies. Une caméra ou une alarme ne peut pas rendre les mêmes services qu’une présence humaine aux habitants et aux associations qui utilisent les équipements du village (Dans les immeubles comme à la RATP on en prend enfin conscience).
Inquiétude aussi sur les difficultés de M. le Maire avec le personnel communal. Le mouvement de grève qui a eu lieu au mois de juillet est un indicateur fort de la dégradation des relations entre la municipalité et ses employés. A ce propos, nous trouvons dommage que les contrats d’animateurs de deux jeunes Champlanais n’aient pas été renouvelés : habitant au village, ils étaient proches des enfants et avaient l’opportunité de jouer leur rôle éducatif au-delà de leur simple fonction d’animateurs.Nous regrettons surtout que M. le maire ait caché les motifs réels du refus de renouvellement de leurs contrats, en les accusant par écrit, dans un courrier adressé aux parents, d’une faute « inqualifiable », dont tout le monde sait maintenant que ce ne sont pas eux qui l’ont commise. Pour nous, l’esprit «village», ce n’est pas esquiver les questions embarrassantes ni de monter les agents communaux les uns contre les autres.

A la fin du conseil municipal de septembre, nous aurions aimé que M. le Maire prenne le temps d’échanger quelques mots, comme il est de coutume, sur ces questions avec les citoyens qui avaient pris la peine de se rendre à la mairie. Il a préféré quitter rapidement la salle, esquivant toute forme de débat. C’est pour nous une nouvelle preuve que l’esprit « village » est en train de disparaître. Il est grand temps que l’on se parle, il est grand temps que l’on s’écoute.

Bellinda Djabella